Après qu’Irma ait tout détruit, la solidarité entre les habitants se met heureusement en place sur les îles, en métropole ou encore sur les réseaux sociaux.
Sur les îles, les plus courageux vont rendre visite aux personnes en difficultés, comme Cyril Marty, habitant de Saint-Barthélémy, il s’est porté volontaire pour faire du porte à porte avec des amis et voir si des gens avaient besoin d’aide ou étaient en difficultés : « Ça a commencé dès la première heure, dès que l’ouragan a quitté Saint-Barth. Je suis allé aider une maman et sa fillette. Elles étaient coincées à l’intérieur de leur maison, dans une chambre. En fait, elles avaient fermé le rideau électrique pour se protéger. Sauf que le courant est maintenant coupé, donc c’était impossible de sortir. J’ai donc défoncé le rideau électrique. Elles allaient bien, elles avaient de quoi boire et manger. »
Les habitants doivent également se partager l’eau, qui est devenue très précieuse. En effet, l’ouragan a détruit les stations d’épuration et les canalisations ; l’eau est donc non potable et sale : des débris, gravats et boue s’y sont logés. Les militaires ont alors usé d’un système d’épuration de l’eau de mer, des ballons la récupèrent puis elle est désalinisée afin de devenir potable. Les habitants la récupèrent ensuite pour se laver ou simplement boire.

A Saint-Martin, la solidarité est très présente : Un boulanger offre gratuitement du pain aux sinistrés, heureux d’aider les victimes d’Irma. Tous les habitants se réunissent et partagent leurs ressources, mettant de la bonne humeur et des sourires dans cette tragédie.
Les quartiers les plus défavorisés sur les hauteurs de l’île de Saint-Martin ne reçoivent pas de secouristes ou de camions de réapprovisionnement ; c’est donc là que la solidarité est essentielle. L’entraide a sauvé ces quartiers : d’autres habitants ayant pu récupérer de l’eau ou de la nourriture viennent à leur rencontre afin de partager leurs ressources. D’autres habitants vont également essayer de réparer leurs habitations comme ils peuvent et aider les autres à rafistoler les maisons dans un état précaire.
La solidarité a cependant mis un peu plus de temps à se développer à Saint-Barthélémy qu’à Saint Martin : une habitante de Saint-Barthélémy explique, en colère : « Y a même pas un militaire sur l’île ! Personne ! On est le 11 septembre y a pas un seul militaire sur l’île, pas à boire, pas à manger, on est à Saint-Barth, à Saint-Martin ils ont déjà des militaires nous on a rien ! »
En métropole, les habitants aident les plus démunis, ils les accueillent et logent jusqu’à qu’ils puissent trouver une solution pour regagner l’île ou bien un autre foyer. Des familles ont pu être logées chez leur familles ou amis mais il n’y avait parfois pas suffisamment de place pour accueillir tout le monde ; des familles ont été ainsi séparées, les enfants sont hébergés chez d’autres amis ou chez d’autres membres de la famille. Les réfugiés des îles doivent alors s’occuper de déclarer les dégâts aux assurances, et attendre d’être indemnisés, avec le soutien de leurs proches.

Des centres de collectes ont été mis en place en Guadeloupe, à Point-à-Pitres : des collectes de biens sont alors organisées : biens de première nécessité comme l’eau, les produits alimentaires non périssables, les produits d’hygiène et pour bébés, médicaments, matériel médical mais aussi des vêtements, draps, serviettes, affaires scolaires… Tous ces produits seront acheminés en avion jusqu’en Guadeloupe, puis en bateau jusqu’à l’île de Saint-Martin. Des citoyens de Guadeloupe vont jusqu’à se rendre eux-mêmes sur Saint-Martin en bateau, afin d’amener des provisions aux sinistrés ou bien rapatrier des gens. Beaucoup de dons ont également été faits à des associations telles que la Croix-Rouge Française ou le Secours Populaire. Des familles proposent également d’accueillir des sinistrés en attendant les avions pour regagner la métropole.

De plus, l’Etat a également porté secours aux réfugiés : 166 personnes attendant d’être relogées ont été provisoirement hébergées par la préfecture d’Ile-de-France dans des hôtels. Pour les plus démunis, il a également décidé d’apporter une aide exceptionnelle : jusqu’à 900€ par foyer sous forme de cartes pré-payées ; plus de 3 000 personnes en auront bénéficié.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire
A Grenoble, des citoyens ont fait acheminer des tantes et du matériel pour reconstruire l’île afin de venir en aide aux victimes de l’ouragan. A Cannes, des urnes aux dons étaient disposées un peu partout pour que les populations participent à l’aide pour les habitants et la reconstruction des îles. A Paris, la « maison de Saint-Martin », normalement vitrine du tourisme, est débordée d’appels de personnes souhaitant faire des dons pour les sinistrés.

Sur internet, des appels aux dons sont organisés ainsi que des cagnottes. Un événement a également été mis en place : Le « Z Event », des gamers ont joué durant des jours en live sur le net afin de récolter des fonds pour la Croix-Rouge Française. Fonds qui seront ensuite utilisés pour aider les victimes d’Irma. Une trentaine de streamers se sont relayés pour le live ; ils ont ainsi récolté 100 000€ en moins de 4 heures, puis au matin du 9 septembre, les donc atteignaient les 255 000€. Pour le directeur adjoint des activités bénévoles de la Croix-Rouge Simon Cahen, « au-delà des dons, qui sont considérables« , cette initiative est extrêmement importante car « elle permet à de très jeunes personnes de participer à cet élan de solidarité. C’est un public que l’on ne touche pas habituellement. On voit qu’aujourd’hui, toute la société civile est mobilisée pour venir en aide aux sinistrés. »

Sur les réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, des personnalités ont affiché leur soutien aux victimes, mais ce n’est pas tout. Les réseaux sociaux furent aussi des plateformes où les habitants de métropole déposaient des informations sur l’ouragan ou encore des « avis de recherche » étant sans nouvelles de leurs familles.
Sources :
- Franceinfo
- LCI