Les épidémies

Irma a causé de nombreux dégâts, notamment par rapport aux canalisations, entraînant une probable contamination de l’eau et développement de maladies : 

« La plus grande urgence, ce sont les questions de la santé, de l’arrivée de l’eau et de nos capacités alimentaires« , explique la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. L’eau est alors une priorité absolue : « Il faut bien comprendre que tout est cassé sur place, les canalisations ont été arrachées« , « Il faut absolument éviter que les populations, en pleine détresse, se servent dans des puits où l’eau est souillée par les gravats, la terre ou toutes sortes de produits ménagers qui se sont répandus. » indique un commandant de pompiers. Les risques d’épidémie sont très importants, il faut à tout prix éviter la crise sanitaire. 

En effet, suite au séisme de 2010 à Haïti, une épidémie de choléra a été déclarée. Des mesures sont alors prises pour que ce phénomène ne se reproduise pas : Charles Aurouet, responsable du pôle eau, hygiène et assainissement de la Croix-Rouge, explique : « Le principal risque provient de l’eau. Le Vibrio cholerae, bactérie du choléra, se véhicule par l’eau, surtout quand celle-ci est de mauvaise qualité. La souche du choléra n’est pas présente dans les Antilles françaises mais il faut être vigilant. En revanche, le virus Zika sévit dans la zone et les eaux stagnantes favorisent la prolifération de moustiques, qui peuvent aussi véhiculer le paludisme. Enfin, la fièvre typhoïde se transmet par une eau contaminée par des selles. Il faut donc surveiller de près toute apparition de diarrhée chez les habitants. »  

Les rats peuvent également être facteurs de maladies comme la gale : à l’hôpital de Marigot, deux cas de morsures de rats ont été traités suite à la catastrophe. Les mesures à prendre pour limiter les maladies sont matérielles : « Nous avons livré des moustiquaires ainsi que des kits d’hygiène aux familles avec du savon, des produits ménagers et des jerricanes stérilisés pour stocker l’eau. La Croix-Rouge étudie la possibilité de fournir des pastilles et des sachets pour chlorer l’eau à boire. », gestuelle : « On fait du porte-à-porte ou on utilise des mégaphones pour enseigner les bons gestes : stocker l’eau à l’ombre et se laver les mains avant de se servir. Quand les moyens de communications seront rétablis, nous utiliserons la radio et le téléphone pour diffuser plus largement ces messages de prévention, comme lors des campagnes anti-grippe. » 

Source : Le Parisien
Source : France info 

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